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Ce site est « altersociétal » car il contribue à imaginer et construire un autre modèle de vie en société

J'ai ouvert ici en octobre 2012 un de ces nombreux chantiers qui apparaissent sur internet et sur d'autres médias à lire et à voir et qui s'engagent dans une transition sociétale pour construire et habiter un autre modèle de société: un chantier altersociétal. Comme les autres, il est complémentaire d’innombrables endroits physiques, concrets, non virtuels où des analyses sont discutées et où des expériences sont engagées pour avancer sur ce chemin.
J'entends contribuer sur ce site à diffuser, partager des informations, des connaissances indispensables pour que nous soyons plus nombreux à être ainsi préparés pour abandonner ou transformer les modes anciens de fonctionnement et prêts pour bâtir et habiter ceux qui sauront assurer la survie de l’espèce humaine. A la différence de certains chantiers, je suis convaincu qu’au-delà de l’organisation d’expériences localisées, il faut aussi se mobiliser pour imaginer et provoquer des changements radicaux et généraux indispensables.. La raison en est la suivante.
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Tel ou tel projet altersociétal est souvent focalisé sur un outil – par exemple les monnaies locales- ou une théorie, un principe– par exemple le coopérativisme -. Chacun constitue une opération de résistance, de résilience qui crée une niche plus ou moins vaste en s’incrustant dans des interstices du monde actuel dont on reste cependant tributaire. Ce monde continue donc son évolution suicidaire malgré toutes ces opérations à contre-courant. Les coopératives vendent sur des marchés dérégulés, les monnaies locales ont besoin des monnaies nationales, les sites ont besoin d’ordinateurs et d’internet qui se nourrit des milliards de la publicité…
Tous ces contre-courants ont le mérite d’exister, de nous mobiliser, de nous faire réfléchir et de répondre à certains aspects du défi auquel nous sommes confrontés. Il faut multiplier ces poches de résistance,ces oasis, même si cela ne suffit pas face à la taille de l'enjeu. L'immense majorité de la population mondiale n’a pas accès aux conditions circonstancielles qui permettent à quelques millions d'acteurs dynamiques de mettre en œuvre des opérations de résistance ou de participer à des débats éclairants qui sont essenetiels mais qui n'ont pas premis d’atteindre un effet de percolation. Il faut certes avancer en espérant s’approcher de ce seuil au-delà duquel on passerait de millions de concernés à des milliards.
Mais cela tarde à se produire et, pendant ce temps, malgré un essor formidable depuis une trentaine d'années de ces réflexions et de ces expériences, la situation de la planète continue de se dégrader : le climat, la disponibilité des ressources et les pollutions font monter les inquiétudes et étendent leurs effets désastreux, un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde, quatre à cinq millions de personnes au moins en France "pays riche!" sont exclues d'une vie sociale juste (travail, consommation, loisirs) qu'elles voudraient vivre, partout les crises s’amplifient, l’insécurité s’accroit...

Quels changements assez radicaux pourraient inverser cette évolution vers la fin de la civilisation? Comment les engager ?

Je voudrais vous faire partager ma conviction que cela exige l’avènement d’un autre type d’humanité. L’homo sapiens s'est transformé en homo économicus avec la révolution industrielle-économique. Il est urgent de faire advenir un homo convivialis. Cela veut dire aller au-delà de la révolution industrielle-économique du passé pour se lancer dans l'avenir. Une véritable mutation planétaire du discours dominant doit accompagner, rendre cohérentes et guider l'essor des pratiques conviviales qui sont au coeur du principe d'humanité. Elle seule fera naître de nouveaux modes de fonctionnement à l’échelon mondial qui pourront percoler pour inverser les tendances actuelles. Il est urgent de s’engager dans une véritable transition sociétale.
Pour avancer sur ce chemin il faut décoloniser notre imaginaire collectif de l'économisme et des vieilles idéologies. Ainsi on se mettra en état de construire un monde plus proche de l'idéal du "convivialisme" et on pourra à cet effet s’appuyer sur le projet de déclaration universelle d’interdépendance générale. Cette déclaration s’inspire du sous-titre d’un tout nouvel ouvrage collectif (juin 2013) co-signé avec 60 co-auteurs et qui montre ce qu’il faut surmonter comme obstacle essentiel pour dépasser l’homo economicus : le Manifeste convivialiste. Il a pour sous-titre déclaration d’interdépendance. On peut acheter et signer le manifeste en ligne. J'en donne une présentation et un commentaire dans la rubrique Livre de ce site.
Plus récemment j’ai écrit un petit ouvrage complémentaire vers une civilisation de convivialité qu’on peut demander depuis février 2014 en librairie. J’y rappelle que si les hominidés ont fait tant de progrès techniques depuis des millions d’années, ils ne sont devenus « humains » qu’en inventant la convivialité et que c’est sur ce chemin ouvert il y a plus de 40 000 ans qu’il faut nous efforcer de progresser.


Marc Humbert
Rennes avril 2014


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