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Lu dans Le Monde daté du 8 novembre 2013 Paradis fiscaux : « Tout reste à faire » une interview de Gabriel Zucman (auteur de La richesse cachée des Nations Le Seuil, Paris, 2013- clic sur le site où se trouve, entre autres, le graphique ci-après) qui explique comment en finir avec cette énorme évasion fiscale..

De l’enquête précise et complète qu’il a menée tout en étant chercheur à Berkeley (Californie) et enseignant à Londres (London School of Economics) cet ancien élève de Thomas Piketty peut expliquer comment récupérer 17 milliards d’euros par an pour la France ( 130 Milliards pour la planète, 50 pour l’UE). La solution ? Prendre la décision politique internationale de totale transparence, confier au FMI de faire un registre mondial des titres de propriété financière en circulation, une sorte de cadastre adapté à ce monde financiarisé, imposer chacun dans son pays d’origine en fonction de sa richesse financière réelle.
Ceci est possible. Mais nombre d’Etats – et de leurs dirigeants- sont pieds et poings liés avec le système au détriment du soin qu’ils sont censés porter à leur population ou en pensant les protéger des excès menés par les « étrangers » - d’où, mais ce n’est pas cité dans l’article, la mansuétude du gouvernement français à l’égard des filiales dans les paradis fiscaux qu’y ont de grandes banques françaises comme la BNP ou le Crédit Agricole et prétendant que sans celles-ci elles seraient en situation de faiblesse dans la concurrence internationale ce qui aurait de fâcheuses conséquences pour notre pays…En Europe le premier gros problème est le Luxembourg dont la richesse repose désormais à 40% (du PIB) sur la finance principalement opaque et où entre autres se recycle l’argent de Suisse ou de Singapour. Il faudra à n’en pas douter « forcer » le Luxembourg à la transparence ce qui pourrait aller – c’est ce que suggère Gabriel Zucman- jusqu’à le menacer d’exclusion de l’UE…
Qui a dit mon ennemi c’est la finance ? Allez-y Mr le Président, une feuille de route est prête pour entrer en bataille. Lire les annonces passées...

Lu dans Le Monde la chronique du 26 février 2013 L’air du monde « Parlons bonheur, parlons croissance » qui m’a indigné. Le 1er mars 2013 Ouest France a publié mon point de vue sur "la croissance, un problème crucial" écrit en écho pour souligner que la croissance ne peut plus être un objectif.
Tout en laissant passer quelques points de vue ou chroniques dissidentes, pour l'essentiel ces journaux font partie de ces médias oligarchiques à l’effet délétère. Ils contribuent à annihiler notre capacité à sortir du piège où nous enferment les dominants et qui empêche de « rendre les logiques de domination lisibles par une opinion publique […] massivement et habilement conditionnée » (voir la fiche téléchargeable ici ), que j'ai écrite sur l'ouvrage de Hervé Kempf.
Dans sa chronique du Monde, Marie de Vergès reprend en fait sans le citer un commentaire d’un journaliste conservateur anglais (Allister Heath, 4 février sur le blog de The Telegraph ) posté pour inciter à une politique de croissance dont il affirme qu’elle ferait le bonheur en s’appuyant sur deux citations académiques. Le paradoxe d’Easterlin qui a montré qu’à partir d’un certain niveau de PIB, le sentiment de bonheur ne croît plus serait défunt. En fait, académiquement, il n’en est rien. Kahneman et Deaton, dès 2010 ont montré que plus le revenu est élevé plus le jugement porté sur le bien-être de la vie est élevé, mais qu’il n’améliore pas, à partir d’un certain niveau de revenu (comme chez Easterlin), le sentiment de bien-être, de bonheur.
Ecrire sur une fausse base académique, comme le fait Marie de Verges, que « les jeunes diplômés grecs, espagnols ou portugais par milliers sur les routes de l’exode » -comme les Maliens traversant le désert et la mer pour venir en France- soutiennent l’idée que la croissance serait le paradis à poursuivre, est un contre-sens : ils montrent plus simplement que notre monde est de plus en plus inégal. Et la poursuite de la compétition entre les pays pour la croissance nationale ne résoudra ni ces inégalités entre pays -même au sein de l’Europe-, ni à l’intérieur de chacun de nos pays. Une analyse objective doit permettre de sortir de ce piège où celle-ci nous enferme. J’ai rédigé une courte note – bien incomplète- pour aider à y voir un peu plus clair et dont l'essentiel se retrouve dans le point de vue que j'ai adressé à Ouest France le 27 février en doutant qu'il le publie et que je cite dans le chapeau de ce billet.

Lu quelques articles sur le "mariage pour tous", j'en fais le point à ma manière le 8 février 2013

« Créons l'assistance conviviale à la procréation au service de l'enfant » -Le « Livret de famille c’est fini… » . Parmi le déluge de théories et de positions exprimées à l’occasion du débat dit du « mariage pour tous » j’ai trouvé ces deux articles rafraîchissants. Oui, accueillons avec convivialité l’enfant à naître, la convivialité est un guide indispensable : il faut se positionner dans cette affaire comme en toutes les autres en homo convivialis et non pas en homo economicus. C’est à l’enfant qu’il faut donner un livret pour qu’il s’y retrouve car il est trop souvent balloté, depuis sa procréation, d’une famille en l’autre, en fonction des successions des choix faits pour eux-mêmes par « ses parents » ; ce livret lui tiendra lieu ultérieurement de livret de famille individuel. L’idée de la posture conviviale est de Jacques Testard (Le monde 8 février), celle d’en finir avec le livret de famille est de Serge Tisseron (Le monde du 6 février). Cette question est liée à la demande de mariage pour les couples homosexuels, qui a bien pour objet de former une famille avec enfants. Voir la note (Le mariage pour...) que j’ai écrite à ce propos avant d’avoir lu J.T.

Lu dans le blog Krugman du New York Times du 11 décembre 2012
Est-ce que va enfin se déchirer l’illusion de la formation des prix et des revenus par la libre compétitivité et que l’opinion générale va reconnaître le jeu des pouvoirs et leur indispensable encadrement ?
On vient de me signaler que sur son blog du New York Times , Paul Krugman, prix “Nobel d’économie” a posté le 11 décembre un étrange aveu et a battu sa coulpe. Il vient de découvrir que le salarié peut faire tout ce qu’il peut en tant que « capital humain », que cela n’a pas nécessairement beaucoup d’effet. Pour expliquer la répartition des revenus, confesse Krugman, il faut cesser de ne parler que de compétences et de qualifications et chercher du côté des profits et de la propriété du capital. C’est vraiment crucial (sic).
Lire la suite de cette information postée le 18 décembre

Lu dans Ouest France du 13 décembre 2012
"La Bretagne compte 133 bassins de vie", en rubrique Bretagne. Un article qui pose indirectement une conception de ce qu'est "le local", l'espace où se forme une communauté de vie concrète. La définition est celle de l'Insee " le plus petit territoire au sein duquel les habitants peuvent avoir accès aux commerces services et équipements courants". Cela ne correspond pas exactement aux cantons (201 cantons, 133 bassins de vie en Bretagne), mais l'application de la définition semble prêter à discussion ou être incomplète puisque Rennes est dit former le bassin de vie le plus peuplé avec 341 000 habitants: beaucoup d'entre eux, parmi en particulier les personnes âgées, ont certainement pour bassin de vie concrète, au sens de la défintion, une zone beaucoup plus restreinte. Mais l'idée de bassin de vie me paraît bien pertinente dans un esprit de faire avancer la réflexion sur la convivialité.

Lu dans Le Monde des 25-26 novembre 2012
"UMP Tea Party, PS Bartleby", par Christian Salmon. Un article qui m'a intéressé par la mise en évidence du brouillage des discours y inclus ceux du PS. Il faut changer d'imaginaire et il rappelle que Roosevelt, conscient de cette nécessité pour réussir le "New Deal" - on pourrait traduire aujourd'hui, le nouveau "pacte"- avait mandaté des centaines d'écrivains et de photographes: Nelson Algren, Ralph Ellison, Jack Conroy, John Steinbeck, Richard Wright, Saul Bellow, Walker Evans, Dorothea Lange etc.. En changeant l'imaginaire américain ils ont autant changé l'Amérique que l'ont fait les grands travaux...N'oublions pas pourtant que la théorie de Keynes s'est imposée, oui, mais après !


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