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Principes pour une société conviviale

On trouve ici des textes que j’ai écrits sur des thèmes concernant la question des Principes. Le Manifeste énonce 4 principes qui – pris dans leur interdépendance- doivent guider l’organisation des sociétés pour qu’elles deviennent conviviales, c’est-à-dire qu’elles permettent d’échapper aux catastrophes dont l’évolution actuelle les menace. Et par suite qu'elles conduisent l'humanité vers le Bien Commun. Les textes sont listés dans l’ordre chronologique inverse. En cliquant sur le titre on accède au texte ou à un pdf-ppt. On peut accéder aux résumés (summaries) en cliquant sur résumé (ou summary) et parfois un pdf-ppt en sus du texte.

259. Le convivialisme et la paix. 「共生主義と平和」10 pages. 19 mars 2018 résumé 259

258. L’état de la pensée du convivialisme en France. 8 pages. 17 mars 2018. résumé 258

255. Le projet européen du point de vue du convivialisme. 17 pages. Septembre 2017. résumé /summary 255

254. Convivialism: Reframing Society and Economy. 33 slides. May 2017. summary 254

253. Economie conviviale. 20 pages, 2017. résumé 253

252. Conviviality – A Choice of civilisation. 11 pages. 2017. summary 252

245. Le convivialisme et l’après techno-économisme. 15 pages. Octobre 2015. résumé 245

231. A creative sharing (= practising conviviality) society in construction since Fukushima. 9 pages. 2014. summary 231

228b. Pour une société participative. 5 pages. 2012. résumé 228b

228. The Japanese birth of “homo convivialis”? 9 pages. 2012. summary 228

226b. Après Fukushima, comment bien vivre ensemble au Japon ? 14 pages. 2012. résumé 226b

205. L’aspiration vers la perfection des marchés dans une société sans morale et sans politique. 17 pages. 2007. résumé 205


Résumés / Summaries

259. Le convivialisme et la paix. 「共生主義と平和」
Conférence en français par Marc Humbert (professeur émérite à l’université de Rennes 1), interprétation en japonais par Yoshihiro Nakano (chercheur à PRIME), co-organisée par PRIME (International Peace Research Institute Meiji Gakuin), Meiji Gakuin University et la Société Franco-Japonaise des Sciences Economiques, dans les locaux de l’université, le 19 mars 2018 de 16h à 18h. 10 pages.
L’évolution actuelle vers l’hypermodernité poursuit la Modernisation sur des voies régressives pour l’humanité. Le projet convivialiste est de remettre la Modernisation sur des voies progressives en proposant un nouveau paradigme sociétal. Pourtant le changement de cap tarde pour deux raisons principales. 1) Le mode de fonctionnement contesté a donné des résultats historiquement exceptionnels, La prospérité et la paix. 2) Repenser le fonctionnement du Monde est plus complexe que le réformer ou s’y opposer car il faut alors reconstruire la pensée.
Ma présentation prend pour référence Le Manifeste convivialiste en en donnant une interprétation, personnelle mais en grande partie partagée par la plupart des convivialistes. Le cœur du convivialisme réside dans le sous-titre du Manifeste – déclaration d’interdépendance- et dans l’énoncé de quatre principes – qui doivent être mis en œuvre de manière interdépendante. Cela comporte un fondement ontologique, celui de la fraternité fondamentale et de la solidarité humaine et une rupture épistémologique qui associe la liberté individuelle et l’égalité démocratique en assumant leurs contradictions dans une approche interdépendante. Cela conduit à proposer un nouveau paradigme sociétal, celui d’une nouvelle promesse : le Bien Commun par la poursuite d’objectifs désirables qui exige la construction de nouvelles routes dont je tente de tracer le projet.
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258. L’état de la pensée du convivialisme en France.
Communication invitée par le MAEDI (France) au colloque franco-japonais « Le manifeste convivialiste et l’éthique planétaire d’avenir », co-organisé par la Japan Society for Global System and Ethics (JSGSE), et l’institut de recherche sur le Japon UMIFRE CNRS 19 ¬– MFJ, Tokyo, 17 mars 2018, 8 pages.
La Modernité a ouvert le règne de la Raison. Les processus humains ont pris leur indépendance vis-à-vis des vérités non démontrées et vis-à-vis des pouvoirs injustifiés. Le premier volet de cette rupture concerne la libération des relations entre les individus, le second, la libération des actions des individus. Alors que la Modernité a apporté l’indépendance, le convivialisme, comme le proclame le sous-titre du Manifeste, se veut Déclaration d’interdépendance. C’est ainsi qu’il propose d’échapper aux déviances de la Modernité que n’ont pu compenser des idéologies filles du libéralisme fondateur. Il faut contourner une Modernité devenue l’Hypermodernité, régressive pour restaurer une modernisation progressive en humanité.
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255. Le projet européen du point de vue du convivialisme
Communication présentée au 7ème congrès de l’AFEP, Vers une désintégration de l’Europe – Comment envisager l’avenir de l’Europe ? Rennes 5 - 7 juillet 2017.
Le Manifeste convivialiste apporte au grand public et aux sciences humaines et sociales quatre principes de base pour avoir une « Bonne société ». Le projet de l’UE est certainement compatible avec le premier principe de « commune humanité » et jusqu’à un certain point avec celui d’« individuation », base de la liberté individuelle. Cependant, il y a un plus grand écart quand on passe au principe de « commune socialité » : il n’y a presque pas de commune socialité entre les individus de l’UE. Ils n’ont rien de visible à partager en commun dans leur vie quotidienne. Ce qui forme leurs vies, à part les FMN et les normes de produits et de marchés, vient de leurs propres gouvernements nationaux, les règles nationales et les dépenses publiques.
Pour contourner cette réalité, les leaders ont essayé en 2000 de donner un objectif collectif considéré comme montrant une dangereuse hubris d’un point de vue convivialiste. Ils veulent faire de l’UE dans son ensemble « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». Ceci n’est pas appuyé par de fortes politiques mais par un mécanisme de coordination ouvert : quelques objectifs chiffrés, comme pour les critères de Maastricht, et chaque pays fonctionne selon les règles du marché qui est révéré comme le Deus ex Machina. Le libre marché est supposé livrer la convergence.
L’autre tentative a été de donner une apparence démocratique avec une supposée « co-décision » entre le conseil des gouvernements et un parlement élu au suffrage universel. Mais ses représentants ne sont pas élus par un peuple unifié, les vrais partis politiques sont toujours nationaux, même s’ils sont artificiellement rassemblés en pseudo partis de l’UE. Les gouvernements savent bien que les intérêts de leurs Nations sont en opposition et le principe convivialiste démocratique « d’opposition maîtrisée » - ici entre nations- n’est pas observé s’il n’y a pas d’implication des peuples de l’UE dans le processus.
Donc, pour rapprocher l’UE d’une société conviviale je fais deux suggestions. Premièrement nous avons besoin de parlements nationaux qui débattent dans chaque pays des oppositions entre nations et qui envoient des représentants siéger dans un parlement de l’UE pour maîtriser ces oppositions entre nations et construire un Nous, outrepassant celui de chaque nation. En second, nous avons besoin d’un objectif collectif fondé sur la transition écologique et la coopération au lieu de la forte croissance et la compétition et d’appuyer cela par des mesures politiques fortes, par exemple dans les ressources renouvelables et les technologies de réseau, financées par un système collectif.
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Summary
The convivialist Manifesto has brought to the general opinion and into the human and social sciences four basic principles to get a “Good Society”. The EU project is certainly consistent with the first principle, that of “common humanity” and to a certain extent with that of ”individuation”, the basis for individual freedom. However, there is a larger gap when the “common sociality” principle is concerned : there is almost no common sociality between EU individuals. They have nothing visible, to share in common during their everyday life. What is moulding their lives, expect from the MNEs and the norms of products and markets, comes from their own national Governments and their national rules and public expenses.
To bypass this reality, the leaders attempted in 2000 to give a collective target considered as showing a dangerous hubris from a convivialist point of view. They want to make EU as a whole “the most competitive and dynamic knowledge-based economy in the world”. This is not backed by strong policy measures but by an open coordination mechanism: a few quantified targets, as for Maastricht criteria, and every country plays according to the rules of the market which is the revered Deus ex Machina. Free market is supposed to deliver convergence.
The other attempt has been to give an appearance of democracy with a supposed “co-decision” between the council of Governments and a Parliament elected by a universal suffrage. But representatives are not elected by a unified people, true political parties are still national ones, even if artificially gathered in pseudo “EU parties”. Governments know well that their Nations’s interests are conflicting, and the democratic convivialist principle of “managed conflict” - here between nations- is not observed if there is no involvement of the peoples of EU in the process.
Thus, to bring EU closer to a Convivial society I make two suggestions. First we need national parliaments to debate in each country about conflicting interests between nations and then to send representatives to a EU parliament to manage these conflicts between nations and build an US, over-passing that of each nation. Second, we need a collective target based on ecological transition and cooperation instead of high growth and competition and to back this, with strong policy measures, for example in renewable resources and network technologies, financed by a collective EU taxation system
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254. Convivialism: Reframing Society and Economy.
Invited communication to the Second Radical Social Innovation Colloquium, Revaluing the Mundane: a conversation about common concerns, Queen Mary, University of London, 10 - 11th May 2017, 33 slides.

My talk is divided in three parts. I start with a brief account of what is ,firstly, a movement of ideas aiming at a radical change to replace the cultural hegemonic way to consider and to monitor our societies.
Then, I present the four principles which are at the core of a basic convivialism, and which are necessary to make convivial any society. Finally I come to the implementation: which changes in the working of our present societies are needed to comply with these principles?

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252. Conviviality – A Choice of civilisation.
This text is issued from an invited lecture to the 4th ISIS (International Society for Information Studies) summit, Vienna, 3-6 June 2015. It is the Chapter 6 in Wolfgang Hofkirchner and Mark Burgin (eds.) The Future Information Society – Social and Technological Problems, World Scientific, New Jersey, 2017, p.111-121.
My presentation is relevant to all people who are searching for an alternative to the present way with which our world is managed. It draws upon the diagnosis posed by Ivan Illich in 1973. According to him a radical move is necessary. People must choose convivial tools if they want to avoid being crushed by machines and to save their freedom and their dignity. I will try to present the characteristics of these convivial tools as they are described in the convivialist Manifesto.
This Manifesto brings four basic ethical and political principles, on which we must organize our societies in line with Illich’s argument. These principles are not new, they are drawn from doctrines, religions and philosophies in so far as their recommendations made possible, and helped to improve, a sustainable life altogether (cum-vivere). It is necessary to go on with a strong intellectual promotion of these ideas to have a chance to escape from the looming threats on humanity.

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253. Economie conviviale
20 pages, version française du chapitre 3 p. 77-112 in 共生主義宣言―経済成長なき時代をどう生きるか Manifeste convivialiste – Comment vivre dans une époque privée de croissance économique ? Editions Commons, Tokyo, 2017. Co-direction de l’ouvrage avec Jun NISHIKAWA, introduction et chapitre 3 (en japonais).
Le monde entier est gouverné par l’économie. Chacun est sommé de se lancer dans une course sans fin après les performances économiques les meilleures qui épuisent la terre. Chacun est sommé de prendre part à cette compétition de tous contre tous par les puissances politiques et économiques qui mènent entre elles une véritable guerre économique mondiale.
Au lieu de servir l’humanité, l’économie a réduit les peuples en esclavage, jusqu’au fin fond de la planète. Ses succès sont la source de l’aggravation formidable des inégalités et, par suite, de la montée des violences.
Pourtant, partout dans le monde, des voix indignées s’élèvent : nous voulons vivre autrement, en nous respectant les uns les autres et en préservant la nature pour les générations futures.
Dans cet autre monde que les peuples indignés tentent de construire, l’économie retrouvera la place qu’elle n’aurait pas dû quitter, au service de tous. Pour y parvenir des changements radicaux sont nécessaires dans l’organisation des sociétés. Ils doivent faire en sorte que les activités destinées à satisfaire les besoins permettent d’assurer une vie bonne pour tous. C’est-à-dire que l’outil de l’économie doit être maîtrisé pour contribuer au bien commun. Nos sociétés, notre humanité seront alors conviviales.
Pour comprendre leur fonctionnement il faut élaborer une économie politique convivialiste. Ce texte s’efforcer d’en présenter une ébauche.

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245. Le convivialisme et l’après techno-économisme.
Communication au colloque « Un autre monde se construit- théories et pratiques » organisé pour le projet convivialiste par PEKEA et le CIAHPS à l’université Rennes 2 du 26 au 28 octobre 2015, 15 pages
Le manifeste convivialiste propose un socle de quatre principes qui sont à l’opposé de ceux qui gouvernent le monde d’aujourd’hui et qui pourraient l’emmener à la catastrophe.
Ces quatre principes explicitent à leur manière ceux que partagent nombre de mouvements qui visent à l’émancipation sociale à l’égard des puissances de domination qui ont forgé le monde présent. Ce sont aussi ceux que partagent les mouvements de résistance individuelle et collective de protection vis-à-vis de ces puissances et de leurs violences manipulatrices.
A supposer que nous parvenions à organiser nos sociétés dans le respect de ces quatre principes, il y faudra mettre en œuvre, de manière toute différente de celle que nous endurons, des activités individuelles et collectives, en particulier de production et de répartition des biens matériels et des services dont nous avons besoin.
Il s’agit là d’inventer une économie politique convivialiste pour comprendre et organiser l’économie au sein du monde que nous voulons construire. Ce texte s’efforcer d’en présenter une ébauche.
Il est à noter qu’il ne s’agit là, ni d’une théorie économique hétérodoxe pour rendre compte du monde tel qu’il est, ni d’une théorie de la transition pour passer de la société, telle qu’elle est aujourd’hui, vers une société conviviale, celle où nous voulons vivre.

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231. A creative sharing (= practising conviviality) society in construction since Fukushima.
in PRIME Occasional Papers, n°1, December, 2012, p.35-45, International Peace Research Institute, Meiji Gakuin University. This text, in word format, in English is based on a communication presented at a symposium to take lessons from the behavior of Japanese people after the Fukushima disaster. It took place at the International Peace Research Institute, Meiji Gakuin University.
March 11 is a localized event that had a direct impact on the life of the Japanese people who are paying to it three main costly tributes. This event occurred in a moment when Japan, as any other countries in the world, far from being isolated, was deeply involved in a globalisation process; this means that an important part of activities in any country are linked to what is going on elsewhere in the world; as a component of this high level of interdependence and due to the very contents of the current process, each country is running, at different paces, but on the same three highly dangerous roads. And Japan has been part of the convoy, and was leading at a high speed towards a dramatic fate.
However, the dire situation stemming from March 11 has opened, to the Japanese people, a window of opportunity and there are at least three hints of radical changes. Thus since Fukushima, we may think, that, in Japan, people are advancing in a new direction, that of the construction of a convivial society.

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228b. Pour une société participative
Texte d’une intervention par Skype depuis Kyoto, lors du colloque des auditeurs du Collège des hautes études du développement durable de Bretagne, le 15 juillet 2012, transcrit par Sylvie Gendreau dans ses cahiers de l’imaginaire (en 2012 : http://lescahiersdelimaginaire.files.wordpress.com/2012/07/sequence-table-sylvie-still001.jpg
Pour moi, il s’agit de quitter deux modèles de sociétés, un premier qui survit comme mode principal dans quelques contrées de la planète et qui survit comme mode minoritaire ailleurs et un second qui tend à s’imposer partout et parfois en concomitance avec le premier (comme en Chine) : il faut donc si on s’oppose à ces modèles, changer de société : ce qui implique un premier effort de transition si l’on considère qu’une révolution brutale et radicale ne se fera pas.

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228. The Japanese birth of “homo convivialis”?
Presented at the First International Conference of the Japan Girard Association, and the Annual International Conference of the Colloquium on Violence & Religion (COV&R)- International Christian University, Tokyo, 5-8 July 2012, 9 pages.
People of the world, at least the ones who are realistic, have the sure knowledge that, if nothing is done to change the current trends, huge catastrophes would normally happen. This is upon Japanese people as well. I would like to emphasize that the re-emerging strong feelings of the possibility of nuclear violence has driven a deep movement in the Japanese crowds, triggered by convivialism and expanded through mimetic behavior.
I will first present what are, according to me, two of the expected catastrophes: the first is a looming nuclear threat of a massive self-destruction and the second is the accomplishment of the un-weaving of the societal fabric. The whole world is making for both. “The only time you can get things done is in moments of genuine crisis and catastrophes – [then] there’s a small opportunity to do an extraordinary amount” wrote Malcolm Gladwell.
This seems the case for Japan where the dire situation stemming from March 11 has opened to the Japanese people, a window of opportunity; As a matter of fact, I think that we can observe, at least, three hints of radical changes. There have been a general reappraisal of individual connections and both conviviality and mimetic behaviour based on these connections have reinforced the Japanese pattern for inter-individual solidarity. More, and there, we could have a few seeds for hope for Japan and for Humanity as well: we can watch a new collective, a new Japanese societal model, in the making. The Japanese birth of “homo convivialis”?

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226b. Après Fukushima, comment bien vivre ensemble au Japon ?
Texte d’une conférence donnée à l’université départementale de Fukui le 7 juin 2012, 14 pages.
Le Japon confronté au東日本大震災 higashi nihon dai shinsai (grand désastre sismique du Japon de l’est) est bousculé dans le fonctionnement de sa société, dans la façon dont son organisation est orientée. Cette manière de s’organiser n’est pas propre au Japon, c’est une orientation prise depuis environ le milieu du 20ème siècle sous l’influence des Etats-Unis puis des pays européens. Cette orientation semblait remarquablement bénéfique mais elle est devenue extrêmement dangereuse sans qu’il y en ait eu une prise de conscience suffisante pour qu’on s’en éloigne et que l’on en tire les leçons pour mettre en place une transition vers autre chose. Le choc de Fukushima rend peut-être cela plus possible au Japon qu’ailleurs dans le monde où cependant la nécessité est aussi grande.

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205. L’aspiration vers la perfection des marchés dans une société sans morale et sans politique.
Une version révisée du texte 177, publiée en 2007, p. 71-87, in P-A. Fabre, P. Gruson et M. Leclerc-Olive, Le sujet absolu – Une confrontation de notre présent aux débats du dix-septième siècle français, Jérôme Million, Grenoble.
Cette version a été reprise avec l’accord de l’éditeur, par la Revue du Mauss Permanente le 3 février 2008 http://www.journaldumauss.net 177. L’aspiration vers la perfection des marchés dans une société sans morale et sans politique. Communication au Colloque « Actualité du XVIIème siècle », 27- 28 Nov 2003, Maisons des Sciences de l’Homme.
Quelles sont les rationalités à l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui ? Assurément les hommes sont doués de raison et n’attendent pas comme les oiseaux leur nourriture de la providence. Se comporter selon la rationalité économique a-morale n’y pourvoit pas non plus de manière acceptable pour tous. Pour mieux comprendre la complexité de ce monde, il faut recourir au concept de rationalité axiologique. Celle-ci supporte la compréhension de comportements raisonnés dans un univers où des valeurs s’imposent à chacun et dont on pourrait démontrer qu’elle permet d’expliquer par exemple la montée des organisations dites de la société civile. Ces organisations peuplent aujourd’hui les « Capitalismes Modernes », dans nos quartiers, nos nations et même colonisent l’espace mondial sous la forme de ces ONG et de ces manifestations et forums sociaux européens ou même mondiaux, de Seattle, Gênes, Porto Alegre, Mumbai etc. Mais c’est une autre histoire, elle n’a pas été écrite par la science économique, aussi ne dirais-je rien de plus sur ces autres rationalités à l’œuvre dans cette (alter- ?) mondialisation moderne.

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