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Nouveau - Penser la situation politique après un an de présidence Macron

TRIBUNE accueille ici mes points de vue convivialistes liés à l'actualité.
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Et si, sur le fond, Trump avait raison ?

Tribune publiée sur altersocietal le dimanche 10 juin 2018

Trump ne veut pas d’un libre-échange aveugle et destructif socialement. L’économiste français, Maurice Allais, prix Nobel 1988, proclamait lui aussi ce caractère insensé de la mondialisation. Il dénonçait l’illusion théorique portée par Macron : le libre-échange permet une allocation optimale des facteurs, et par suite une croissance globale la plus forte possible. Il rappelait les autres « vérités » théoriques. En libre échange, il y a un seul prix mondial pour tout bien ou service y compris le travail : le salaire est le même partout dans le monde. Le libre-échange concerne aussi les monnaies : les taux de change s’ajustent et les commerces extérieurs des pays sont équilibrés.

Maurice Allais tenait pour inacceptables pour les pays riches [sauf pour la puissance dominante] les conséquences du libre-échange entre pays à niveaux de vie différents : le chômage si les salaires y sont rigides, l’aggravation des inégalités sociales, si les salaires sont flexibles. Si le pays est super-puissant, les exportations couvrent les importations, mais celles-ci portent sur des biens fabriqués avec beaucoup de travail peu qualifié, mettant au chômage les travailleurs. Ce qui ne peut être compensé que par un fort excédent car les exportations de biens sont fabriquées avec peu de travail, mais très qualifié. Disparu en 2010, Maurice Allais a attiré l’attention sur une évolution qu’il datait de 1974, et qui est maintenant telle que Trump tente de la stopper.

Le libre échange ne nous a pas apporté la croissance


Le libre-échange généralisé est récent. Il n’a pas produit la révolution industrielle ! Bien au contraire. L’Angleterre se protégeait en imposant ses exportations au reste du monde. L’Allemagne ou les Etats-Unis ont levé des barrières pour s’industrialiser à la fin du 19ème siècle. Bref, le monde a toujours pratiqué les restrictions au commerce. Après 1945, les Etats-Unis relaient l’Angleterre comme puissance dominante et prônent le libre-échange. Mais les accords du GATT seront limités à des réductions tarifaires dans l’industrie et tous les pays résistent en levant des barrières non tarifaires, comme l’autolimitation des exportations dans l’acier, l’automobile, l’électronique etc. Il faut attendre l’OMC créée en 1995 pour qu’émerge un libre échange généralisé à l’industrie, à l’agriculture, aux services et favorisant la mondialisation étendue, la financiarisation et l’hyper concentration de firmes géantes.

Deux remarques sur le contexte réel. Les glorieuses années de croissance de 1945 à 1975 se sont faites sans l’OMC. Depuis 1975, comme en 2017, les Etats-Unis sont en déficit extérieur, tandis que le Japon et l’Allemagne sont excédentaires. Ils sont rejoints par la Chine, laquelle a rattrapé le Japon comme financeur des déficits américains accumulés. En poids économique, c’est la Chine qui devient la puissance dominante et va tenter ce que firent ses prédécesseurs. Ce n’est pas l’Union Européenne. Bien qu’elle soit dite la première puissance commerciale du monde, car elle est morcelée.

Pourtant l’Allemagne a le premier excédent commercial mondial, avant la Chine, tout d’abord sur les Etats-Unis. Mais elle est « petite » et en déficit vis-à-vis de la Chine. Elle a certes un excédent sur la France au commerce extérieur structurellement déficitaire. La Chine produit la moitié de l’acier mondial, 10 fois plus que les Etats-Unis, 20 fois plus que l’Allemagne, 55 fois plus que la France. Vouloir s’en remettre au libre-échange pour régler les intérêts manifestement divergents entre des pays aux puissances économiques et aux niveaux de vie si différents est insensé. Le commerce international doit être un commerce négocié et c’est ce dont ont besoin la plupart des pays. Sur le fond, la théorie et Macron ont tort, Trump a raison. Mais il faut lancer des négociations pour réellement gérer le commerce mondial. Avec la Chine, pas même invitée au G7 alors que Trump - qui parle avec tout le monde- est le seul à avoir regretté l'absence de la Russie.

Marc Humbert
Professeur émérite d’économie politique à l’université de Rennes.
Vice-président de l’association des convivialistes.

Soif de liberté, en 2018 comme en 1968.

Tribune publiée par Ouest-France le lundi 18 juin 2018 version pdf

Quelles libertés ont été obtenues après la révolte de 1968 ? Distinguons deux catégories, celles obtenues de l’action des étudiants et celles gagnées par les travailleurs.

Les étudiants en réclamant la mixité, la libération et l’égalité des sexes, ont amorcé un mouvement qui se poursuit : les lois Veil et autres en faveur de l’égalité homme-femme, le mariage pour tous, les discussions sur la PMA ou les drogues douces.

Cette libération a touché l’habillement. L’abandon des sages jupes plissées, des fichus, le port du pantalon, du monokini et de la mini-jupe, la généralisation du blue-jean, de tenues colorées, du sac à dos ; bref, changement d’uniforme et abandon du raccommodage. Voilà le paysage vestimentaire occidental mondialisé et affiché dans les médias sans carré blanc.

Mais n’ont été libérées, ni la parole des femmes, ni leurs vies toujours soumises à la domination masculine, aux harcèlements, aux abus sexuels, aux sévices. Plus de la moitié de l’humanité reste donc assoiffée de vraie liberté.

Les revendications étudiantes concernaient peu l’accès à l’université : seuls 12% d’une génération d’alors avaient eu le bac pour 80% aujourd’hui. Progrès, mais ParcourSup freine et après l’université, il faut échapper à un chômage de masse qui était encore sous les 2% en 1968.

De ce fait les revendications des travailleurs étaient ailleurs ; ils voulaient être mieux payés, allonger les congés payés, ce qui sera obtenu après la plus grande grève générale depuis 1936, une grève comme on n’en n’a plus revu.
Précarité, mal-être


La liberté revendiquée est celle de l’accès pour le plus grand nombre aux attributs de la classe moyenne : la télé, bientôt en couleur, l’automobile, plus tard le téléphone (fixe), les vacances au soleil, peut-être aux Baléares, et bientôt de neige, la propriété du logement, la santé, l’éducation jusqu’à l’université pour les enfants. Bref la société de consommation et des loisirs.

Mais l’ascenseur social s’est bloqué, la classe moyenne voit ses acquis rognés, dévalorisés. Les consommations de la société des plaisirs, toujours renouvelées, sont difficiles d’accès car le pouvoir d’achat est bloqué et après un long ralentissement de son évolution. En outre le chômage, une offre d’emplois en CDD raccourcis, la précarité signifient pour la moitié des actifs un travail source non pas de « bien-être » mais de « mal-être ».

Bien des ouvriers en 1968, travaillant dans des conditions difficiles, aimaient leur métier pratiqué en équipe, réalisant un produit de qualité pour améliorer la vie de la société. Ils s’y épanouissaient. La grève, ce fut pour être mieux payé, pour des jours de congés, pour garder ces emplois.

Libérer le travail


Utiliser des robots ? Oui. Mais employer tous les actifs comme des robots et mesurer leur efficacité à l’aune des gains des actionnaires, non. Les actifs veulent travailler en équipe, collaborer pour réaliser le meilleur produit, rendre le meilleur service et satisfaire leurs destinataires, aussi bien dans les organisations privées que publiques. En finir avec cette aliénation, c’est cela libérer le travail. Ce n’est pas libérer la pseudo-concurrence et l’intelligence artificielle des quasi monopoles qui hantent les paradis fiscaux et aident à toutes les manipulations. Au contraire il faut contrôler Google, Facebook, Amazon, Apple, Microsoft. La loi est là pour protéger, c’est comme cela qu’elle donne au faible la liberté dont il a toujours soif 50 ans après 1968.

Marc Humbert
Professeur émérite à l’université de Rennes 1


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Japon -sept ans après le 11 mars 2011.

Tribune publiée sur altersocietal le lundi 12 mars 2018

Le 11 mars 2011, un formidable séisme a secoué le Japon. Il a provoqué sur toute la côte nord-est de l’île principale un tsunami gigantesque. La vague a atteint par endroit 40 mètres de haut, se riant de digues protectrices en béton armé, épaisses par endroit de plusieurs mètres et s’élevant à plus de 11 mètres. Prévenues un peu à l’avance de la vague, près de 20 000 personnes, confiantes ou n’ayant eu le temps de s’enfuir assez loin, assez haut, ont été happées par la vague. Des dizaines de milliers de personnes ont perdu leur habitation et ont été relogées dans des habitats précaires où plusieurs milliers vivent encore. Des centaines de milliers de famille ont perdu un conjoint, un enfant, un parent. Le traumatisme leur reste présent. Aujourd’hui le paysage a été modifié, des habitats, des routes ont disparu à jamais. La blessure reste là. Et ces familles commémorent leurs disparus chaque année. Ayons une pensée pour eux.

Ce désastre s’est prolongé. Une centrale nucléaire de Fukushima a été atteinte et ses trois réacteurs en fonctionnement ont été inondés, les systèmes de secours mis hors d’usage. Une suite d’explosions du 12 au 15 mars et la fusion des cœurs des trois réacteurs a déversé dans l’atmosphère un nuage radioactif qui s’est diffusé au gré du vent. La région, le Japon, le monde ont échappé au pire: il n’y a pas eu de réaction en chaîne.

Les conséquences qui n'en finissent pas


Mais la centrale reste radioactive au-delà de la normale et il faut encore refroidir ses réacteurs. L’eau injectée, contaminée de ce fait, échappe en partie à la récupération. Celle qui l’est s’entasse dans des milliers de cuves toujours plus nombreuses. La décontamination de superficies immenses pour essayer de rendre habitables (des conditions de radioactivité bien plus élevées que la normale) est un travail sans fin. Il accumule les montagnes de déchets radioactifs au moins jusque 2300, mis dans des millions de sacs en principe bien étanches. Mais on ne décontaminera pas les forêts. Et beaucoup des 200 000 personnes déplacées ne reviendront pas.

Le déni des souffrances et la reprise nucléaire


Le gouvernement minimise la mortalité due à la radioactivité et peine à reconnaître qu’elle est à l’origine des 150 cas de cancer de la thyroïde des jeunes – pourtant des dizaines de fois plus fréquents que la normale. Il ignore la surmortalité dans ces zones qui dépasse le nombre de victimes du tsunami selon Rémi Scoccimarro*. De Fukushima à Tokyo, chacun sait qu’il a été exposé à des doses anormales de radiation. Quand il détecte chez lui, ou chez un proche, tel ou tel symptôme, lui vient à l’esprit que c’est peut- être lié à cela. Le Gouvernement soutient – écrit Cécile Brice*- que c’est cette angoisse et non les supposées radiations qui rend malade. Néanmoins la souffrance est là.

Le Japon a recodifié les règles d’urbanisme et d’organisation de l’espace en bord de mer. Le département de Fukushima a en outre choisi de quitter le nucléaire pour les énergies renouvelables. Il veut couvrir ainsi 40% de sa consommation en 2020 et 100% en 2040. Ce n’est pas le choix du gouvernement japonais. Il relance ses réacteurs, cinq sont à nouveau en fonctionnement (sur 51 en 2011). A l’encontre du sentiment majoritaire au Japon et de celui d’anciens premiers ministres de sensibilité différentes comme Yasuhiro Nakasone, Junichiro Koïzumi ou Naoto Kan. Ils soulignent que c'est le seul moyen d’atteindre le risque zéro : arrêter toutes les centrales.

Manifestement "l'efficacité" espérée prime sur "l'humanité". Au Japon, comme en France. L'Allemagne suite à Fukushima a fait un autre choix. Faut-il attendre la prochaine catastrophe pour que "l'humanité" soit préférée au rêve d'efficacité?

Marc Humbert
Professeur, ex-directeur (2008-2011) à la Maison Franco Japonaise de Tokyo

*Actuellement chercheurs au centre de recherche de la Maison franco japonaise de Tokyo.

Davos, encensé ou décrié!

Tribune publiée en ligne dans le journal La Croix, le jeudi 25 janvier 2018
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Davos, encensé ou décrié, semble n’être qu’un forum où se rencontrent depuis 1971 ceux qui, par leurs actions et leurs interactions, assurent la gouvernance du Monde, en fonction de leurs valeurs, de leurs intérêts et des contraintes rencontrées. La forme de mondialisation que Davos impulsait a semblé devenir de plus en plus dangereuse pour des intellectuels et des militants qui se sont dits anti puis « altermondialistes ». Ils ont tenté de trouver les moyens de contrecarrer cette évolution en réunissant un Forum social mondial au Brésil, fin janvier 2001, en même temps et en opposition au Forum de Davos.

À l’époque, Davos réunissait déjà, non seulement un millier de dirigeants de grandes entreprises, mais aussi, des chefs d’Etat en particulier du « Tiers-Monde » par exemple du Mozambique, de la Tanzanie, du Nigeria, de la Colombie ou du Sénégal. Et aussi des représentants de la « société civile » avec des responsables, par exemple de Greenpeace, d’Amnesty International ou du Fonds mondial pour la nature (WWF) et de fédérations syndicales internationales. En 2003, à peine élu président du Brésil, Lula, vient s’exprimer à Davos dont il avait dit, là « ils discutent de la manière de créer plus de richesses, nous, au Forum social, de la manière de mieux les distribuer". Certes il y a martelé qu’on « « ne peut pas continuer emprisonné dans une logique économique où des peuples peuvent manger cinq fois par jour et d’autres une fois tous les cinq jours ».

Le changement majeur depuis 2001, n’est pas économique mais politique


Les tentatives altermondialistes, bien que poursuivies, n’ont pas abouti : les richesses ne sont pas mieux distribuées aujourd’hui, comme en témoigne le dernier rapport d’Oxfam. L’inanité des Forum sociaux a laissé surgir en 2011, se référant aux « indignés » de Stéphane Hessel, des mouvements éphémères d’occupation des places, à Wall Street et dans 80 pays, qui proclamaient être les 99 % des citoyens du monde. En France on a vu une nouvelle éruption passagère avec Nuit debout en 2016. Joseph Stiglitz (Nobel d’économie en 2001) qui a participé à de nombreux forums de Davos mais aussi à des éditions du Forum social mondial comme à Bombay en 2004, ne cesse pas d’essayer, avec quelques autres, de promouvoir des mesures pour remédier à la montée des inégalés aux États-Unis et dans le monde. Mais il a dû constater (en 2011) « les 1 % les plus riches font fonctionner l’économie, la planète, pour leurs intérêts ».

Le changement, c’est la montée de l’implication politique des grandes entreprises


Jusqu’alors, elles en restaient au Lobbying, se faisant concurrence sur les marchés et soumises aux lois des États. Désormais elles préfèrent les tribunaux d’arbitrage aux législations publiques, le Conseil économique Transatlantique, club des plus grandes entreprises des États-Unis et de l’Union Européenne se dit « entité politique » pour surveiller, faire avancer et accélérer l’intégration des économies d’Amérique et d’Europe. Le Danemark s’est doté d’un « ambassadeur digital » auprès des GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple) car « Dans le futur, nos relations bilatérales avec Google seront aussi importantes que celles que nous entretenons avec la Grèce. […] Ces sociétés sont devenues des sortes de nouvelles nations, et nous devons y faire face ». Les chefs de gouvernement représentent leurs peuples et se reconnaissent mutuellement leurs souverainetés. Qu’en est-il des assises démocratiques de ces nouvelles « entités politiques » ? Davos consacre leur co-gouvernance du monde, c’est un changement majeur vis-à-vis de la conception libérale de la politique et de l’organisation démocratique du fonctionnement des sociétés humaines.

Marc Humbert
Convivialiste, professeur émérite à l’université de Rennes


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Une France forte dans un monde fraternel

Tribune publiée dans Ouest-France du jeudi 18 janvier 2018
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Formulons des vœux pour que notre pays, devienne une France davantage capable d’interagir avec les autres nations, pour que les Français, deviennent des Français davantage capables d’interagir entre eux, avec les Européens, et avec les migrants…

Et pour poursuivre, avec tous, la constitution d’un monde plus fraternel. C’est une manière de considérer la France forte. La France forte, dans l’esprit des mots présidentiels, c’est celle qui s’affirme par rapport à l’Allemagne en Europe, celle européenne qui s’affirme par rapport aux Etats-Unis, à la Chine. Une France dans une compétition internationale où l’intelligence y est conçue comme une arme stratégique.

Depuis 2000, selon un objectif réaffirmé à Lisbonne en 2010, l’Europe veut devenir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde ». Pour cela, elle vise à dépenser 3% de son PIB en recherche et développement (R&D), mais en reste encore à 2% comme la France.

Une récente étude du BCG (Boston Consulting Group) confirme que, dans dix ans, plus de 25% des tâches industrielles seront exécutées par des robots. L’Allemagne ou le Japon ont déjà trois fois plus de robots par employé que nous.

Le progrès scientifique amène l’intelligence artificielle qui va assurer la maîtrise du monde (selon le président russe Wladimir Poutine) tant économique que militaire, et qui fera la hiérarchie des nations (d’après Elon Musk, PDG de Tesla).
Education de l'intelligence humaine


Alors pour que le souhait d’une France forte soit exaucé, il faut non seulement élever le niveau de dépenses de R&D mais renforcer la capacité à mener ces recherches pour le progrès scientifique. En mettant le plus de ressources possibles pour l’éducation de l’intelligence humaine, du jardin d’enfants, à l’université où il faut bien accueillir les étudiants, en grand nombre. Foin des vœux pieux, que les décideurs qui font, prennent des décisions conséquentes !

Qui ne souscrirait aux vœux du Président Macron d’une France forte et juste ? Plus d’intelligence et plus de fraternité. Une intelligence qui soit compréhension mutuelle. Non pas compétition pour être le plus fort, mais pour faire avancer la France, l’Europe, le Monde, vers plus de fraternité. Pour ne pas en rester à des souhaits, l’exigence de fraternité est celle de décisions fortes permettant de réduire les inégalités inacceptables. Comment peut-on avoir de telles réussites, être la cinquième puissance économique du monde et avoir tant de personnes à vivre dans la rue ? Tant de personnes sans emploi ?

Ne voit-on pas que la persistance et même l’aggravation des inégalités internationales nourrissent et le terrorisme et les migrations économiques ? Les migrations climatiques ont-elles aussi commencé. On ne pourra arrêter les migrants, il faut les accueillir humainement. Et prendre enfin les mesures nécessaires pour aider véritablement ces pays à organiser des conditions matérielles de vie dignes pour leurs ressortissants.

Il faut réguler les échanges internationaux et proposer à l’Afrique autre chose que des accords de partenariat économique libre-échangistes. C’est à dire par exemple, éviter la destruction complète des agricultures locales qu’a commencé l’exportation chez eux de poulets surgelés ou de concentrés de tomates. L’OMC doit laisser place à une organisation de la répartition mondiale des productions pour donner à chaque pays sa place dans la construction du monde.

Formulons des vœux pour qu’une France forte et juste se déploie dans un monde plus fraternel.

Marc Humbert
Professeur émérite à l’université de Rennes 1.


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